Journalistes: Bonjour madame, merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview. Premièrement, quel a été votre parcours avant le poste de cheffe d’établissement ?
Mme Petit: Après mes études, j’ai commencé par enseigner les mathématiques pendant une dizaine d’années.
Journalistes: Ici, à Sainte-Anne ?
Mme Petit: Oui, à Sainte-Anne, mais aussi dans d’autres collèges, lycées généraux et lycées professionnels.
Journalistes: Vous êtes donc devenue cheffe d’établissement après votre expérience de professeure de mathématiques ?
Mme Petit: Oui. Lorsque Sœur Christophe, qui dirigeait l’établissement, est partie à la retraite, elle m’a proposé de lui succéder.
Journalistes: Qu’est-ce qui vous a menée à ce poste ? Est-ce que vous souhaitiez déjà devenir chef d’établissement ou est-ce Sœur Christophe qui vous a donné envie de le faire ?
Mme Petit: Je ne pensais pas devenir cheffe d’établissement. Lorsque Sœur Christophe me l’a proposé, j’ai pris le temps de réfléchir, pendant presque un an. J’ai également rencontré d’autres chefs d’établissement et effectué des stages d’observation pour découvrir le métier et vérifier qu’il pouvait me convenir.
Journalistes: Un peu comme les stages de troisième ?
Mme Petit: Exactement.
Journalistes: Avez-vous un souvenir qui vous a particulièrement marquée au cours de votre carrière, en tant qu’enseignante puis cheffe d’établissement ?
Mme Petit: Un souvenir difficile est celui d’un élève malade qui est décédé. C’est un événement qui m’a beaucoup marquée. À l’inverse, un très beau souvenir est la création du collège Emmanuel d’Alzon.
Journalistes: Quand a-t-il ouvert ?
Mme Petit: En 2019.
Journalistes: Pouvez-vous nous décrire une journée type en tant que cheffe d’établissement ?
Mme Petit: Une journée type, c’est souvent une journée où l’on fait tout sauf ce qui était prévu. Nous sommes constamment sollicités par téléphone, par mail ou directement au bureau. C’est un métier très varié qui consiste à s’occuper des élèves, mais aussi à travailler avec les parents, les enseignants, le personnel, les entreprises et le rectorat.
Journalistes: Vous n’avez donc pas vraiment d’emploi du temps fixe ?
Mme Petit: Il y a bien sûr des rendez-vous prévus à l’avance que nous essayons de respecter, mais il y a toujours des imprévus.
Journalistes: Vous vous attendiez à cet aspect très imprévisible du métier ?
Mme Petit: Je n’ai pas vraiment de souvenir particulier à ce sujet. En revanche, ce que j’apprécie, c’est qu’il n’y a pas de routine. Cela demande beaucoup d’énergie, mais chaque journée est différente.
Mme Petit: En parallèle, le métier devient de plus en plus administratif. Nous passons beaucoup de temps sur l’ordinateur à lire et à rédiger des courriels.
Journalistes: Quelle est la partie que vous préférez dans votre travail ? Et celle que vous aimez le moins ?
Mme Petit: Ce que je préfère, c’est construire des projets avec les enseignants et être au contact des élèves. Finalement, ce n’est pas si fréquent, donc j’apprécie particulièrement ces moments.
Journalistes: Comment imaginez-vous le collège dans cinq ans ?
Mme Petit: Le principal enjeu sera de continuer à s’adapter aux besoins des jeunes tout en restant en phase avec l’évolution de la société. Il faudra développer davantage les projets internationaux afin d’ouvrir les élèves sur le monde et leur permettre de devenir autonomes, curieux et capables de s’adapter.
Journalistes: Comme les projets Erasmus ?
Mme Petit: Exactement. Les projets Erasmus sont très intéressants parce qu’ils développent de nombreuses compétences chez les élèves.
Journalistes: J’y ai participé et j’ai trouvé cela très enrichissant. Je vais d’ailleurs bientôt accueillir un correspondant.
Mme Petit: C’est une très belle expérience.
Journalistes: De quoi êtes-vous la plus fière au collège aujourd’hui ?
Mme Petit: Je ne parlerais pas forcément de fierté, mais plutôt de satisfaction. Je suis heureuse de voir des élèves épanouis et souriants. Lorsque je vous croise dans la cour et que je vous vois heureux d’être ici, cela me fait plaisir.
Journalistes: Quel était votre rapport à l’école lorsque vous étiez enfant ?
Mme Petit: J’ai toujours aimé l’école.
Journalistes: Pour conclure, quels conseils donneriez-vous aux élèves actuels de Saint-Anne ?
Mme Petit: Je leur dirais de toujours croire en eux et de ne jamais se décourager. Il est également important d’apprendre à vivre avec les autres, dans l’entraide et le respect. Il faut aussi prendre soin de soi. Cela passe notamment par un usage raisonné du numérique, car la consommation d’écrans est aujourd’hui très importante. Enfin, il faut travailler pour construire progressivement un parcours dans lequel on pourra s’épanouir.
Journalistes: Avez-vous un dernier message à adresser aux élèves ?
Mme Petit: Prenez soin de vous et donnez toujours le meilleur de vous-mêmes.
Journalistes: Merci beaucoup pour cet entretien.
Mme Petit: Merci à vous deux.
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